And then we danced



Détails de l'événement

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Cinéma

Un film de Levan Akin, Suède/Géorgie, 2019, 1h45, géorgien st français

Quand Meraj danse, il vit. Il danse depuis qu’il sait marcher. Comme son père avant lui, comme sa grand-mère. Comme son frère aîné qui suit avec lui les cours au Ballet national géorgien, espérant, comme tous ses condisciples, intégrer un jour le corps principal du ballet. Un beau matin, la porte s’ouvre sur un nouvel élève. Irakli est beau, original, adorable de gentillesse, viril, doué, un peu impertinent aussi. Meraj se sent étrangement attiré par cet élève charismatique qui devient très vite son rival dans la salle de danse.

Depuis le très beau Depuis qu’Otar est parti, le cinéma ne nous avait que très rarement emmenés en Géorgie. Avec And then we danced, on se plonge dans l’univers de la jeunesse de Tbilissi à travers la famille de Meraj. On y découvre plusieurs générations vivant sous le même toit (la grand-mère, la mère, les deux grands fils) et un quotidien qui reste difficile. La famille se serre dans un appartement minuscule, les coupures d’électricité se répètent et Meraj, en plus de ses cours, travaille dans un restaurant pour arrondir les fins de mois. Dans cette atmosphère étouffante d’un pays sous pression, les sessions de danse apparaissent comme des bulles de liberté. Ce que Meraj fait à sa façon, déliée et gracile, et que son physique androgyne rend encore plus sensuelle. Meraj ne rentre d’ailleurs pas dans la case, la danse folklorique nationale devant être virile, et lavée de tout caractère sexuel…

Toute la subtilité du film de Levan Akin est là : comment impose-t-on à ces jeunes danseurs les normes d’une société cadenassée, par l’église orthodoxe notamment, alors même qu’ils exercent une discipline censée leur permettre de tout exprimer avec leur corps ? Meraj pensait suivre une route bien tracée. Sa rencontre avec Irakli va révéler en lui une soif de liberté qu’il ne soupçonnait pas. Sans révolutionner le genre (une romance gay empêchée), And then we danced vibre d’une très belle énergie. Il éclaire aussi sur la violence à l’égard des minorités sexuelles en Géorgie, le réalisateur ayant choisi de raconter cette histoire suite à la Gay Pride de 2013 à Tbilissi, mise à mal par des centaines de militants fachos.



Infos pratiques

Prix : 7€ / réductions habituelles

Une activité organisée en partenariat avec le Plaza Art.
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Date / Heure
Date(s) - 11/02/2020
20:00 - 23:00

Emplacement
Plaza Art – Auditorium Abel Dubois

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